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LES VISAS MEXICAINS DE TRUDEAU ONT RAISON DU MATCHMAKER

Par Réjean TREMBLAY

Publié le

Crédit photo : RDS

 Je ne veux rien enlever à Vincent Morin qui tente d’exercer son métier de matchmaker dans des conditions impossibles avec New Era et GYM mais le vrai de vrai matchmaker au Québec s’appelle Stéphane Loyer. 

Ou s’appelait Stéphane Loyer. Au passé. Parce que Stéphane Loyer va arrêter le boulot samedi le 25 au soir à  Shawinigan. Le gros gala mettant en vedette Christian Mbilli et Arslanbek Makhmudov sera son dernier pour Camille Estephan et Eye of The Tiger.

Épuisement professionnel. Stéphane Loyer n’arrive plus à gérer le stress causé par les derniers changements à la loi qui oblige maintenant les boxeurs mexicains à obtenir un visa pour venir pratiquer leur sport au Canada : « C’est la goutte qui a fait déborder le vase », m’expliquait Loyer hier après-midi : « Au fil des années, j’avais développé des liens avec les agents mexicains. On pouvait travailler sérieusement et trouver des adversaires capables de donner un bon spectacle en offrant une résistance qui faisait progresser nos boxeurs. Le matchmaking est une affaire très complexe et trouver les bons adversaires pour nos boxeurs n’est pas simple », de dire Loyer.

En fait, Stéphane Loyer a été le premier employé d’Eye of The Tiger il y a dix ans et il a pleuré plusieurs minutes quand il a appelé Camille Estephan pour lui dire que sa santé ne supportait plus le surcroit de travail. Il ne faut pas oublier que Loyer est un directeur des opérations chez Astral et que les heures longues et frustrantes qu’il consacrait à dénicher de bons boxeurs à l’étranger étaient une affaire de passion dévorante : « On trouve des boxeurs en Europe. En Bulgarie, en Pologne, en République tchèque par exemple. Mais s’ils sont courageux ils ne peuvent permettre à nos boxeurs de progresser. Quand on avait un problème, mes contacts au Mexique me permettaient de trouver un bon remplaçant en quelques jours. Parfois le soir même. Mais le changement dans la loi du fédéral m’enlève cette marge de manœuvre », de dire Loyer.

Il se considère privilégié d’avoir travaillé avec un vrai promoteur : «  Camille pouvait refuser un boxeur pour une question de principe. Mais si j’avais besoin de 20,000 $ de plus pour convaincre un adversaire de qualité, il était prêt à le faire. Ce n’est pas toujours le cas chez d’autres promoteurs. J’étais très ému quand j’ai prévenu Camille. Il m’a remercié pour toutes ces années et m’a dit que je faisais partie de la famille pour toujours », dit-il.

Ce que confirme Camille Estephan. Preuve que le travail de Stéphane Loyer était important, le président d’EOTTM a décidé de dénicher un matchmaker qui va œuvrer à temps plein pour l’entreprise. Faut dire que les galas se succèdent à un rythme accéléré et qu’avec des boxeurs classés dans les top-10 des différentes fédérations, le travail de trouver des adversaires de grande qualité et de négocier les contrats est devenu complexe et épuisant. 

Stéphane Loyer a toujours fait preuve d’une classe irréprochable. Quand il ne pouvait répondre à une question, il demandait poliment de chercher la réponse avec quelqu’un d’autre. En plus de la boxe, il avait une autre passion. À moins d’une erreur de ma part, il a visité tous les stades de baseball d’Amérique.

Le seul qu’il aura échappé sera le Stade Canac où évoluent les Capitales de Québec de Pierre Tremblay. Il ne sait pas ce qu’il a raté…

 LES COYOTES DE L’ARIZONA…RÉCOMPENSER L’INCOMPÉTENCE

Crédit photo : TSN

 C’est une énorme défaite pour Gary Bettman. Il aura perdu 28 ans et des centaines de millions à vouloir implanter une équipe en Arizona. Mais je comprends Bettman. J’ai parcouru l’Arizona plus d’une fois. Et j’ai passé une semaine à Phoenix pour le combat opposant David Lemieux à David Benavidez. Le combat avait lieu à Glendale, l’ancien domicile des Coyotes.

Mais Glendale était située à une quarantaine de kilomètres de Phoenix. Et même si la ville et l’état connaissent une croissance économique importante, les différents propriétaires des Coyotes n’ont jamais su investir dans les bons joueurs et les bons endroits.

Mais le proprio de l’équipe, un propriétaire mesquin et pas de classe, va rafler un  milliard pour son semblant d’équipe et faire un énorme profit malgré les pertes encourues au fil des décennies.

Pendant ce temps, votre gouvernement à Ottawa va saigner les gains de capital de vos épargnes d’une vie.

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