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LES MOINS TAXÉS DE LA FLORIDE

Par Réjean TREMBLAY

Publié le

CINQ ANS DE SUITE EN FINALE !

 Je sais que Valérie Plante va dire que ça n’a rien à voir. Je sais que François Legault va dire que c’est un hasard parce que lui, les taxes il connaît ça. 

Quant à Gabriel Nadeau-Dubois, il va vous dire que vous ne payez pas encore assez de taxes quand vous achetez autre chose que des légumes. 

Je sais, il faut faire payer les riches pour assurer un filet social de qualité pour les démunis. Après tout, c’est grâce à vos milliards versés en impôts et en taxes que le système de santé fonctionne si bien, que vos enfants sont tellement bien instruits et éduqués dans nos écoles, que le système de justice roule à fond et que les procès se font rapidement et que vos routes et infrastructures font votre fierté.

Mais dans la vraie vie, celle du sport professionnel, quand un agent analyse une offre du contrat du Canadien et une des Panthers de la Floride, il regarde le bas de la feuille. Ce qu’il reste après les impôts et les taxes.

Et il explique à son client qu’il n’y a pas d’impôt sur le revenu dans l’état de la Floride. Juste l’impôt fédéral. Et que la taxe de vente est de 6%. Ce qui laisse près d’un million de plus dans les poches d’un superstar.  

Il ajoute le soleil en février, la plage au mois de mars et les terrasses de restaurants toute l’année et les autoroutes qui sillonnent l’état de Miami à Jacksonville en passant par Vero Beach, West Palm Beach et Fort Lauderdale et le joueur demande en accord avec madame: « Où est-ce que je signe ? »

Et puis, quand le contrat d’un vétéran arrive à échéance, il y a toutes les chances de vouloir rester au soleil. Demandez donc à Jonathan Huberdeau s’il préférait sa maison à un jet de pierre de Las Olas Boulevard à son gros contrat de 10 millions à Calgary ?

Le résultat est sans doute le fruit du hasard mais une équipe de la Floride est en finale de la Coupe Stanley pour la cinquième année de suite. Le Lightning y est allé trois fois, dont deux conquêtes, et les Panthers disputent leur deuxième finale.

Et l’an dernier, le Panthers ont affronté les Golden Knights de Las Vegas au Nevada… Un autre état américain ensoleillé et sans impôt sur le revenu. 

Et puisqu’on est dans les taxes et les impôts, cette année les Panthers affrontent les Oilers d’Edmonton, une ville de l’Alberta où le taux d’imposition est le plus bas au Canada et où le consommateur ne paye pas de taxe de vente sur ses achats. Juste la TPS fédérale. 

Crédit photo : Sportsnet

Mais les Oilers avaient déjà gagné à la loterie. McDavid et Draisaitl, y a pas de baisse d’impôts pour battre ça. 

C’est quand même génial ce que le hasard peut provoquer au hockey…

Crédit photo : 12rounds.ca

RUSS ANBER RACONTE DEONTAY WILDER

 Russ Anber, un du trio magique de Ste-Adèle avec Stephan Bronfman et Alain Choquette, n’a pas pleuré en regardant Deontay Wilder se faire sacrer une volée à Riyad samedi soir.

Quand Wilder est devenu champion du monde en battant par décision unanime Bermane Stiverne, Russ était dans son coin. Dans son rôle habituel de cutman. 

Mais il faisait bien plus. Il était un co-entraineur auprès de Wilder : « Il fallait travailler toutes les bases. Il cognait très dur mais il y avait énormément de travail à faire pour le transformer en un boxeur complet », racontait Anber hier après-midi.

C’est connu, Russ n’a pas la langue dans sa poche. C’est là le moindre de ses défauts dirait La Fontaine. 

Il y a cinq ou six ans, à la conclusion d’un camp d’entrainement avant la semaine de promotion du combat, Russ a prévenu Wilder et son gérant qu’il s’était engagé à faire les mains de Roy Jones le vendredi soir dans le Delaware. Il a quitté Vegas le jeudi avec l’intention de revenir le samedi pour le dernier sprint : « J’étais à Chicago en transit à l’aéroport quand le téléphone a sonné : « T’es où ? m’a demandé son gérant. J’ai répondu que j’allais faire Roy Jones comme prévu. Il a passé le téléphone à Wilder qui s’est mis à crier et à me traiter de tous les motherfuckers de la planète. C’était incroyable. J’ai raccroché et je suis allé faire Jones. Le samedi, j’ai repris l’avion pour Vegas, j’ai ramassé mon stock et mes choses personnelles et j’ai sacré le camp », raconte Russ.

Plus tard, le gérant a tenté de faire des approches avec Russ. Mais ceux qui connaissent le gars de Ste-Adèle devinent déjà la suite : « Il n’y avait pas assez de millions sur la terre pour que je retourne », dit-il.

Et lui, encore mieux que vous et moi, a pu mesurer l’incroyable débandade de Wilder dans un ring. Il avait l’air d’un gars à ses premiers Golden Gloves…

Pendant ce temps, Russ était dans le coin de Oleksandr Usyk à Rihad…

C’est quand même génial ce que le hasard peut provoquer à la boxe…

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