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MARC-ANTOINE DEQUOY : UNE VIEILLE HISTOIRE… D’AMITIÉ

 Il y avait à peine trois minutes de jouées et les Argos de Toronto frappaient à la ligne des buts des Alouettes. Maraudeur installé au centre de la défensive, Marc-Antoine Dequoy a flairé le jeu dès que le quart des Argos a semblé se replier sur son receveur de dépannage. 

Dequoy n’a jamais hésité et a intercepté la passe lancée de côté pour filer 101 verges et donner un touché inespéré aux Alouettes.

La vie a d’étranges détours parfois. Il y a  vingt ans, je humais  souvent l’air et  l’ambiance du Casino de Montréal. Je préparais l’écriture de Casino, une série présentée pendant deux saisons à Radio-Canada avec Guillaume Lemay-Thivierge dans le rôle principal.

Le directeur général du casino s’appelait Jacques Grilli. C’était un ancien de la GRC, chargé un moment de surveiller Margaret Trudeau quand elle s’enfuyait au Studio 54, la discothèque branchée de New York où sévissaient Mick Jagger et quelques-uns de ses amis des Rolling Stones. 

Jacques Grilli, avec intelligence et discrétion, m’a ouvert toutes les portes du casino. La sécurité, les caméras, les salles où l’argent est compté, les visagistes qui repèrent les joueurs compulsifs qui ont demandé d’être exclu du Pour que je puisse écrire avec vraisemblable et vérité. 

 UNE PHOTO DU PETIT FILS

Il y a quatre ans, j’ai reçu une photo par Messenger. C’était de Jacques Grilli : « Voici une photo de mon petit-fils, Marc-Antoine Dequoy. Si tu as la chance de le surveiller, je suis convaincu qu’il va avoir une belle carrière », de m’écrire Grilli.

J’ai reçu cinq ou six photos au cours des dernières années. Dont une de Dequoy dans l’uniforme des Packers de Green Bay.

Il a été repêché au premier  tour par les Alouettes. Ça annonçait bien. À chaque fois que je le voyais ou que je lisais son nom dans l’actualité, j’avais une pensée pour son grand-père. 

Qui serait bien découragé de voir qu’on est incapable de résoudre le problème du service valet à son casino. 

Mais samedi, quand j’ai vu le jeu, le brin d’arrogance des gagnants de Dequoy et sa performance le reste du match, je suis retourné fouiller dans mes messages sur Messenger. 

Et je me suis dit que Jacques Grilli devait être très, très, très fier de son petit-fils.

NOEL THORPE… QUEL TRAVAIL !

 Un autre qui mérite de grosses, d’énormes félicitations, c’est le coordonnateur de la  défensive Noel Thorpe. 

Son unité est capotée. Composée de capotés. Des vrais enragés. Mais des enragés qui gardent leur calme et leur sang-froid. 

Soyons honnêtes, la victoire des Alouettes est celle de défensive. L’attaque a fourni un minimum de points et n’a jamais exercé une pression réelle sur les Argos. 

Mais au football, le vieil adage se confirme souvent. L’attaque remplit les stades. La défense gagne les championnats. 

Avec les Alouettes, la défensive est tellement spectaculaire qu’elle peut remplir un stade.

Et bravo à Pierre-Karl Péladeau. À sa première saison comme propriétaire, il se retrouve à la finale de la Coupe Grey. Un grand symbole canadien par-dessus le marché.

Tant qu’à y aller, aussi bien gagner.

AlouettesCoupe GreyfootballLCFRéjean Tremblay

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