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L’HISTOIRE DES NOUNOUS DU CANADIEN

Par Réjean TREMBLAY

Publié le

Crédit photo : NHL.com

 Soyons philosophes. Prenez une vingtaine de beaux grands gars de vingt et trente ans, en plus, mettez leur des millions  dans les poches, assurez-vous qu’ils ont un physique digne de poser dans l’ancien  Playgirl et vous êtes certain que vous allez avoir des problèmes. 

C’est la nature humaine. Et malgré les binaires et tout ce que vous voudrez, les gars seront des gars et les femmes, ben…

L’histoire de Cole Caufield qui a abusé de sirop pour la toux au resto-bar Marcus, on me dit que c’aurait pu être du Nyquil, la bouteille verte, a fait beaucoup jasé. Mais les deux gars du nouveau podcast Stanley 25, Max Truman et Jean Trudel, racontaient hier que c’était beaucoup plus du Martini. En fait, tous les détails de la soirée sont là. Vous allez trouver sur YouTube et X… 

Ils ont parlé aussi brièvement de la présence d’un nounou payé par le Canadien pour veiller sur les p’tits gars et s’assurer qu’ils ne conduisent pas quand ils ont vraiment abusé du sirop.

LA NOUNOU  S’APPELLE MITCH

 La nounou existe. Tout ce qu’on sait dans l’entourage du Canadien, c’est qu’il s’appelle Mitch, que c’est un ancien flic et qu’il a des contacts autant dans le monde de la police que des bandits. 

 Mitch fait même des voyages avec l’équipe. Il surveille tout ce qui se passe et il arrive même qu’il jette un regard suspicieux sur les accréditations de certains confrères. 

 Et Mitch étend son rôle bien en dehors des arénas et des avions. Il assure la sécurité des p’tits gars autant sur un trottoir à New York que dans un bar de Montréal. Enfin, quand il est prévenu.

Mais il n’est pas le premier nounou de l’histoire du Canadien. Dans les grandes années, Mike Robitaille, un agent de la GRC, faisait le lien entre l’organisation et la police. Quand un joueur se retrouvait dans une situation délicate, surtout avec l’émergence des drogues et des rencontres internationales impliquant L’Union Soviétique et les autres pays communistes, il s’assurait avec discrétion que les gars ne se retrouvaient pas dans des situations compromettantes. Ou approchés par le KGB. 

Robitaille était d’une efficacité surprenante. Faut dire que ça se passait à une époque où les cellulaires et leurs caméras n’existaient pas, que la loi du .08 n’avait pas encore été adoptée et qu’une drogue forte…ben c’était du Jamaïcain Gold qui sentait bon quand on le fumait. 

Plus tard, dans les années 80 et 90, Brian Travers, un énorme « chauffeur » ami de l’organisation, jouait souvent ce rôle de nounou. Quand il entrait au Thursday’s pour ramasser Chris Chelios ou Shayne Corson, le message se passait facilement. Les 350 livres de Brian valaient un télégramme de 1000 mots.

De toute façon, Serge Savard et encore plus Pat Burns, avaient des contacts avec les policiers et les doormen des bars de la rue Crescent, de Stanley ou du boulevard St-Laurent. Quand un gars du Canadien exagérait, Savard ou Burns le savaient et les choses s’arrangeaient dans la discrétion absolue.

Et si ça forçait trop, c’est l’avocat Gabriel Lapointe, le frère du grand comédien Jean Lapointe, qui prenait les devants en menaçant les journalistes de poursuites si des informations « fausses » étaient publiées. C’est de même, un vendredi, que j’avais appris que Pat Burns avait été arrêté dans un barrage policier en revenant à son domicile. Me Lapointe m’avait sommé de ne rien écrire…sur quelque chose que j’ignorais complètement. 

Soyez rassuré, le Canadien a toujours veillé sur son investissement. La différence, c’est que c’est encore mieux caché que dans le temps.

THE FRENCH GIRL

 Un ami producteur m’a montré hier un long « trailer » d’un film lancé aux États-Unis et au Canada le 15 mars. The French Girl. C’est une production de Paramount Pictures. Le film a été tourné à Québec et les images du Vieux et du Château Frontenac sont belles à couper le souffle. Luc Picard, déjà occupé sur le film sur Guy Lafleur, joue le rôle du paternel de la  French Girl et selon ce que j’ai pu en juger, il fait preuve de son habituel talent.

 Un vrai petit Jean-Philippe Wauthier. Du talent, juste du talent. 

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